sante et technique
Soigner les ampoules
Les soins:
Si les précautions d’usage n’ont pas servi, vous devez vivre avec votre ampoule. Encore une fois, il est préférable de soigner l’ampoule avant qu’elle ne devienne trop grosse. Les médecins s’entendent pour dire qu’il faut laisser l’ampoule intacte et attendre qu’elle se résorbe d’elle-même. L’ampoule est le moyen de défense qu’a trouvé notre corps pour protèger le derme contre la friction. Il faut éviter de crever inutilement l’ampoule, le liquide présent dans la cloque favorise la cicatrisation. On doit plutôt chercher à la protéger.
Il existe des pansements spécialisés expressément pour les ampoules. Ils sont faits d’un gel stérile qui apaise la sensation de brûlure, protège l’ampoule et diminue la friction. Parmi ceux-çi, on retrouve les pansements Compeed et SecondSkin, disponibles dans toute bonne pharmacie. On laisse ces pansements sur l’ampoule jusqu’à ce qu’ils se détachent d’eux-même, soit 2 ou 3 jours. Il est donc important de les appliquer sur une peau propre et sèche. On peut aussi les appliquer préventivement, avant que l’ampoule ne se forme. Ca permet de continuer notre ballade sans plus de douleur.
Si l’ampoule est bien gonflée, on peut mettre un pansement troué (en forme de beigne) qui mettra la pression autour de l’ampoule tout en protégeant celle-çi de la friction.
Uniquement si l’ampoule devient trop grosse pour gêner vos mouvements, vous pouvez la crever. Il est préférable de le faire avec une aiguille stérilisée (ce qu’on ne trouve pas partout en patin à moins de trainer une trousse de premiers soins complète). Percez l’ampoule et appuyez doucement sur la cloque pour faire sortir le liquide.
Une fois l’ampoule crevée, que vous l’ayez crevée ou qu’elle se soit crevée seule par manque de soins, vous devez la traiter comme une blessure superficielle. Vous ne devez jamais enlever l’épiderme qui recouvre l’ampoule. Cette peau constitue encore le meilleur pansement durant le processus de cicatrisation. Cependant, comme l’épiderme a été brisé, la barrière protectrice du derme est rompue et on doit prendre certaines précautions pour éviter les risques d’infection. Vous pouvez nettoyer l’ampoule avec de l’eau propre, sècher la peau et appliquer un pansement adhésif hermétique stérile (Compeed ou SecondSkin). Conservez le pansement jusqu’à ce qu’il se détache de lui-même. Vous pouvez aussi désinfecter l’ampoule avec une solution d’iode et appliquer un pansement sec (BandAid). Changer ce genre de pansement quotidiennement. Lorsque vous le faites, vérifiez la présence d’infection. Si tel est le cas, vous devez bien nettoyer la plaie. Vous pouvez appliquer une crème antibiotique (Polysporin). Si l’infection persiste, consultez un médecin.
Ne jamais utiliser le truc de grand-mère qui consistait à enfiler une aiguille, à l’introduire dans l’ampoule, d’un bord à l’autre et à laisser dépasser le fil pour faire sortir le liquide. C’est la meilleure façon de créer une infection!
En conclusion:
Comme toujours, la prévention est sans égal! Evitez l’apparition des ampoules le plus possible ou soignez-les le plus tôt possible. Trainez toujours avec vous quelques pansements. S’ils ne vous servent pas personnellement, jouez au secouriste et vous allez vous faire des amis reconnaissants. Ainsi vous pourrez faire de belles et longues ballades sans douleur!
Course à pied : une visite chez le doc s'impose
Tous les ans, vous devez aller voir votre médecin, pour une visite de contrôle.
Pour le bien de tous : n’acceptez pas de visite médicale légère même si cela peut vous paraître confortable. Voici ce qui doit se passer.
Dans un premier temps vous évoquerez votre pratique : nombre de séances par semaine, durée et kilométrage par semaine, type de séances (par exemple si vous faites du fractionné), objectif, etc.
Le médecin devra ensuite effectuer :
- L’examen de base vérifiera donc l’intégrité des articulations des membres inférieurs (hanches, genoux, chevilles, pieds), la bonne tonicité musculaire et la non-souffrance des différents tendons principaux.
- L’examen pulmonaire vérifiera la bonne ventilation de l’ensemble des poumons, recherchera une gêne à la circulation de l’air dans les bronches par la mesure d’un débit de pointe (Peak Flow).
- L’examen cardiovasculaire vérifiera le battement de toutes les artères périphériques accessibles et, bien évidemment, s’attardera sur l’auscultation cardiaque afin de vérifier s’il n’existe aucun trouble du rythme pathologique et s’il n’existe aucun souffle organique, témoin d’une maladie valvulaire cardiaque.
Un électrocardiogramme de repos est souhaitable même chez le sujet jeune et devient obligatoire après 30/35 ans, surtout si le sujet est débutant.
Enfin une épreuve dynamique de Ruffier Dickson (30 flexions à effectuer en 45 secondes.) associée à une mesure de la tension artérielle permet d’évaluer les capacités d’adaptation et de récupération du cœur à l’effort.
Au moindre doute une échocardiographie doit être demandée ainsi qu’une épreuve d’effort, afin d’éliminer tout risque d’accident coronarien ou rythmique.
L’autorisation médicale obtenue, vous devrez apprendre à écouter votre corps et ses différentes alertes en obéissant à quelques règles simples :
1. Ne pas effectuer une séance difficile (type fractionné) si l’on ne se pas sent en forme. Opter alors pour une séance en endurance ou de récupération ou carrément reporter la séance ;
2. Ne jamais terminer son entraînement épuisé. On doit pouvoir finir sa séance en se disant qu’une série supplémentaire (par exemple lors d’une séance de fractionné) pourrait être effectuée.
3. Si vous suivez un plan d’entraînement : Respecter les fréquences cardiaques et les temps de récupération sans les écourter indiquées. Un cardiofréquencemètre et un chronomètre sont donc indispensables.
Source : jogging international
Chaussures ???
Universel, pronateur, supinateur trouvez chaussures à votre pied !
Quand changer de chaussures ?
Le changement doit être envisagé après environ 1 500-2 000 km. Une chaussure usée constitue un danger potentiel pour la santé du coureur. Après avoir franchi le millier de bornes, il faut régulièrement surveiller : l’usure du cramponnage, un éventuel écrasement du semellage intermédiaire (plis d’usure), une ouverture malléolaire ou des déchirures dans la partie haute (au niveau de la tige). On peut aussi réaliser certains tests simples, comme celui de l’essorage : si l’on tord la chaussure dans sa diagonale, celle-ci doit ensuite retrouver instantanément sa forme initiale. Idem au niveau de la plante des pieds suite à un écrasement.
Chaussures d’entraînement ou de compétition ?
On choisira à l’entraînement des chaussures plutôt rigides et confortables. En compétition, on privilégiera davantage le critère de la légèreté. Dans le premier cas, elles pèsent entre 300 et 400 g, entre 150 et 250 g dans le second. Mais la durée de vie de ces dernières est nettement plus courte… On retiendra aussi que l’aspect psychologique (« Mes chaussures de compétition sont plus légères donc je cours plus vite ») joue beaucoup. Des études comparatives, qui proposaient à des coureurs des chaussures strictement identiques mais au design très différent, l’ont prouvé ! Dans tous les cas, on veillera à choisir des chaussures adaptées au terrain sur lequel on évolue, à l’entraînement comme en compétition. La notion d’amorti et la typologie de la semelle de contact (présence de crampons) entrent alors en jeu.
Faut-il essayer ses chaussures avant de les acheter ?
C’est impératif… dans la mesure où c’est possible. On peut faire quelques foulées avec dans le magasin ou même à l’extérieur chez certains spécialistes. Il faut aussi tenir compte du fait qu’en courant, le pied s’allonge naturellement (parfois de 6 % sur longues distances). Pour cette raison, il convient d’ajouter une pointure par rapport à des chaussures classiques, mais pas plus (cela correspond environ à 1 cm), car le flottement du pied dans la chaussure serait source de frottements et donc d’ampoules. À l’essayage, le pied doit se sentir libre de mouvement ; il doit être tenu mais pas comprimé. Les femmes doivent opter pour les modèles adaptés à leur morphologie particulière. Les collections qui leur sont réservées tiennent compte du rapport longueur/largeur qui est spécifique.
Existe-t-il une chaussure idéale ?
Non, il ne peut y avoir de chaussure idéale dans la mesure où chaque pied est différent. Chaque coureur est aussi différent : par sa morphologie, sa foulée, la longueur de ses courses, son terrain d’entraînement… D’une manière générale, on considère qu’il existe trois types de pied : universel, pronateur, supinateur. Depuis le début des années 1980, les marques essaient d’adapter leurs produits à ces trois “natures” et la recherche a beaucoup progressé. L’évolution des produits est permanente.
Source : Jogging internationnal
Les AINS... hein???
Anti-inflammatoires : ne jouez pas avec le feu !
Deux grandes classes de médicaments possèdent des effets dits anti-inflammatoires : les anti- inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les glucocorticoïdes. Ils ont en commun des propriétés antipyrétiques (ils font baisser la température lorsqu’il y a de la fièvre), antalgiques (contre la douleur) et anti-inflammatoires.
Les glucocorticoïdes sont des dérivés cortisoniques. Ils sont donc tous interdits en compétition et leur utilisation doit toujours répondre à une prescription médicale bien particulière.
Ils ne doivent jamais être utilisés en soin préventif mais exclusivement en curatif. Leur utilisation sans consultation et avis médical est à proscrire.
Les AINS comprennent des molécules en vente libre, d’autres sur prescription. En fait, le seul AINS en vente libre, quel que soit le dosage et le sel sous lequel il est commercialisé, est représenté par l’aspirine (acide acétylsalicylique) ; les autres molécules délivrées sans ordonnance comme l’ibuprofène (Advil) ou le kétoprofène (Toprec) ne le sont qu’à de faibles dosages. Ces molécules sont alors utilisées comme antalgiques ou antipyrétiques, leur activité anti-inflammatoire n’apparaissant qu’à des dosages plus importants, et donc sur avis médical. Une automédication consistant à multiplier le nombre de comprimés par prise afin d’atteindre des dosages anti-inflammatoires sans l’accord d’un médecin vous fait prendre des risques tels que le surdosage ou l’interaction médicamenteuse dangereuse avec d’autres médicaments pris par ailleurs.
Comment ces molécules agissent-elles ?
L’inflammation est une réaction de l’organisme qui entraîne classiquement rougeur (vasodilatation), gonflement (œdème), chaleur (augmentation de la circulation sanguine locale) et douleur (due à la libération de molécules provoquant la douleur). Cette réaction normale de l’organisme fait suite à une agression qui peut être mécanique (la plus fréquente chez le coureur), chimique, infectieuse ou tumorale. Par des mécanismes d’auto entretien ou d’amplification, cette réaction peut entraîner un état pathologique. C‘est ce qui se rencontre chez le sportif qui n’observe pas le repos nécessaire ou qui intensifie son entraînement, alors qu’il devrait laisser récupérer son organisme lorsque ce dernier lui adresse les premiers signes d’alerte représentés par l’inflammation à son début.
L’inflammation est en fait une cascade de réactions chimiques et les AINS exercent leur effet principalement par l’intermédiaire d’une inhibition de l’activité d’une de ces étapes, le mécanisme de cette inhibition étant différent en fonction des AINS et étant également obtenu à des posologies différentes selon les AINS.
Effets indésirables
Par ailleurs, la prise de ces médicaments peut entraîner des effets indésirables le plus souvent mineurs, mais pouvant occasionnellement être graves voire très graves. Il s’agit essentiellement de :
- troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhée, constipation, douleurs gastriques, gastrite, ulcère gastro-intestinal, saignement digestif, leaky gut syndrome;
- d’allergie : respiratoire, dermatologique, voire de choc anaphylactique ;
- neurologiques : céphalées, vertiges, bourdonnement d’oreille, troubles visuels ;
- de troubles rénaux ;
- de troubles hématologiques ;
- de troubles hépatiques.
Tous ces effets indésirables sont plus fréquents pour des doses importantes, surtout si elles sont répétées, mais aussi pour des doses faibles et occasionnelles. Ils sont également, pour certains, favorisés par leur interaction avec d’autres médicaments traitant la coagulation ou l’hypertension artérielle.
Compte tenu de leur mode d’action et des risques non négligeables de leur utilisation, il découle logiquement qu’ils ne présentent aucun intérêt en préventif et que prendre un AINS avant une compétition dans le seul but d’amoindrir ses souffrances secondaires à l’effort peut être inutilement dangereux. En outre, de telles prises entrent dans une logique intellectuelle de dopage quand bien même ces produits ne sont pas interdits.
Néanmoins, lorsqu’une préparation soigneuse et assidue d’une compétition vient à être contrariée par une douleur les jours précédant la compétition, la prise de ces médicaments est logique en automédication à condition de respecter les doses indiquées sur les notices ou conseillées par le pharmacien.
Il en est de même les jours suivant une compétition en respectant un repos suffisant.
Si les douleurs en pré ou post compétition s’intensifient ou ne cèdent pas, une consultation médicale est indispensable. Elles ne doivent en aucun cas conduire le sportif à augmenter les doses ou à multiplier les prises de lui-même.
Soulignons qu’après une compétition ces molécules ne doivent pas être absorbées en vue d’améliorer la récupération, ce qu’elles ne font pas, mais seulement en cas de douleurs anormales. La récupération est affaire de repos, diététique et, si possible, de soins de kinésithérapie.
source : jogging international
Endorphines késako?
Endorphines : Courez vers le bonheur
Hans Kosterlits et John Hughes furent les premiers à découvrir l’endorphine… C’était en 1970, dans le cerveau du cochon. Ils démontrèrent alors que cette « substance » était produite naturellement par le corps, qu’elle se retrouvait au niveau système digestif, de la moelle épinière et du cerveau et qu’elle était à l’origine de sensations de plaisir. Mais qu’est ce exactement une endorphine ?
C’est un antalgique naturel de longue durée, proche de la morphine, produit par l’organisme pour contrer la douleur. Les endorphines se trouvent dans des glandes prés du cerveau (hypophyse et hypothalamus) et agissent sur des zones du cerveau qui captent les opiacés (morphine par exemple), en particulier des zones associées à la perception de la douleur.
Les endorphines sont secrétées sous différents types de contraintes telles que le stress intense, mais aussi et surtout l’exercice physique. L’effet anesthésiant et euphorisant intervenant pour limiter les sensations douloureuses associées à cette activité. Il est de plus admis dans la communauté scientifique que l’organisme humain produirait une quantité d’endorphine plus importante lors d’un entraînement vigoureux. Ce qu’on a déterminé pour les coureurs sous le nom de Runner ‘s High une sensation qui varie entre le simple plaisir et l'euphorie et qui survient après un effort physique important d’au moins une demie heure sans arrêt.
De nombreux sportifs connaissent ce phénomène, lequel, comme le massage peut engendrer jusque profondément dans le corps des changements dans les neurotransmetteurs et leurs récepteurs. A noter que durant le jogging, l’organisme ne se contente pas de sécréter les hormones du bonheur: il élimine en même temps les hormones du stress telles que l’adrénaline.
Que se passe t’il ?
La quantité d'endorphines augmente pendant l'exercice et atteint cinq fois les valeurs de repos, 30 à 45 minutes après l’arrêt de l'effort. Le taux d'endorphines est directement lié à l'intensité, à la durée de l'exercice, mais aussi à l'activité physique. Les sports d'endurance (donc la course à pied) sont les plus "endorphinogènes". On citera aussi le vélo, la natation, les balades en raquettes ou en ski de fond, les sports en salle, type cardio training (rameur, tapis de course). Mais des pratiques telles que l'aérobic, le step ; les activités à efforts fractionnés (intervalle-training) l'athlé, le football, le rugby, le basket ou le handball provoquent aussi une sécrétion d’endorphines. Mais il ne suffit pas de courir pour prétendre « goûter » aux endorphines. Il est en effet nécessaire de maintenir un effort durant au moins 30 minutes et au minimum en endurance (soit au moins 60 % de sa fréquence cardiaque maximale).
Il n’est pas rare d’entendre des coureurs de fond (marathonien, 100bornards, ultrafondeurs) évoquer des moments d’euphorie, de grâce, de flottement à un moment de leur effort. C’est l’effet euphorisant des endorphines. Mais cette substance a aussi un effet anxiolytique (tout comme la morphine) qui explique pourquoi il est fortement conseillé aux personnes stressées et ou déprimées de courir. Il est alors nécessaire de produire un effort d’une intensité légèrement supérieure à celle citée précédemment, les chercheurs parlent de 70% de la FCM durant au moins 20 minutes. L’effet peut durer entre 2 et 6 heures en fonction de la durée et de l’intensité de l’effort. Mais les endorphines ne seraient pas ici les seules en cause. , la sérotonine* serait elle aussi « coupable » d’un effet antidépresseur.
Evoquons enfin l’effet antalgique des endorphines. On parle alors dans le jargon de second souffle, de sensation de voler. En se fixant sur des récepteurs spécifiques, les endorphines réduisent la sensation de douleur, elles inhibent les douleurs d’origines musculaires ou tendineuses afin de pouvoir maintenir son effort malgré la fatigue.
Source : Jogging international
Des chaussures plus légères amélioreront-elles mes chronos ?
L’amélioration théorique est d’environ 45 secondes sur 10 km. Mais il ne s’agit que de théorie. Une chaussure de 200 grammes sacrifie forcément l’amorti et la stabilité. Les systèmes musculaires et articulaires se fatiguent plus vite si l’amorti et surtout la stabilité sont moins bons. Il n’y a pas que le système cardio-vasculaire qui compte dans la course, même si c’est le plus important. Cependant, un coureur jeune (disons de moins de 35 ans), s’il est bien entraîné, pourra sacrifier l’amorti sur un 10 km, car son système locomoteur (pieds, jambes…) participe naturellement à l’amorti (c’est de moins en moins le cas en avançant en âge). De plus, s’il a la chance d’avoir les pieds dits « universels » (mais cela ne concerne vraiment que tout au plus 15 % des individus) la stabilité de la chaussure n’a pas d’importance. S’il s’agit en plus d’un coureur d’excellent niveau, disons valant moins de 33 mn sur 10 km, une chaussure pesant 180 gr de moins sera un avantage. Pour vous, à votre niveau, même sans connaître votre âge ni les caractéristiques de vos pieds, il est peu probable que des chaussures aussi légères vous fassent gagner du temps. Si vous êtes plus ou moins pronateur elles risquent même de vous en faire perdre. Pour des distances longues, marathon et plus, il ne faut jamais (je dis bien jamais) sacrifier amorti et surtout stabilité pour un gain de poids, même si l’on est jeune et d’un bon niveau. Bien sûr, deux modèles légers de même poids peuvent être de conception et de qualité très différentes : l’un pourra avoir moins sacrifié la stabilité que l’autre. Il n’est pas rare de voir des chaussures relativement lourdes ne pas assurer non plus une bonne stabilité.
Il faut aussi être conscient qu’une chaussure très légère sera forcément plus fragile, s’usera plus vite et surtout risquera davantage de s’affaisser et de se déformer, donc de perdre ses qualités, surtout si l’on est lourd. L’erreur la plus fréquente est de choisir ses chaussures sur des critères de poids de la chaussure.
Source : Jogging International
En conclusion, on peut dire que seule l'expérience personnelle peut apporter une réponse, à savoir qu'il existe des chaussures intermédiaires qui peuvent être un bon compromis.
Exemples : Boston chez Adidas, DS Trainer chez Asics...
Le soin des pieds
Penser à préparer ses pieds !
Deux profils de coureurs se présentent à nous : les prévoyants et les non prévoyants. Les premiers penseront de longues semaines à l’avance à consacrer du temps à leurs « petits petons », facteurs de réussite, s’il en est de toute compétition ; les seconds seront en panique, ils pourront parer à l’essentiel, mais comme pour l’entraînement, prévoir est la meilleure des préventions.
Dans le cadre de la préparation
En période de préparation et une dizaine de jours avant le départ de la course, les coureurs ayant des problèmes (cors, durillons, yeux de perdrix, mycoses, verrues, hyperhydrose, ongles enchassés ou incarnés), devront impérativement consulter un pédicure-podologue. Il est primordial de ne pas attendre la veille de l'épreuve pour faire effectuer les soins nécessaires.
Pour ceux qui n'ont à priori pas de problèmes particuliers (et surtout pour ceux qui n'ont jamais couru sur longue distance), il est aussi vivement conseillé d'aller chez le pédicure pour une coupe d'ongles parfaite et l'abrasion des hyperkératoses (durillons).
Mais préparer ses pieds passe aussi par la sélection d’une paire de chaussure pour l’épreuve. Elle devra obligatoirement être essayée et même testée au cours de plusieurs sorties d’entraînement, dans le but de la "faire au pied".
Il en est de même pour les chaussettes, de préférence spécial running, qu'il est préférable d'avoir porté et lavé au préalable au moins une ou deux fois.
En préparation aux longues distances et/ou chez les coureurs présentant une hyperhydrose (transpiration excessive), il est vivement recommandé de procéder à un tannage quotidien de la plante des pieds afin de rendre celle-ci plus souple et résistante. Trois semaines avant le début de l'épreuve, chaque matin, bien frictionner la plante avec le jus d'un demi citron et chaque soir, masser les pieds avec une pommade anti-échauffement. Celle-là même que vous utiliserez le matin de l'épreuve.
Pour ceux qui n'ont pas été prévoyants
Pour les plus pressés, deux soins doivent impérativement être faits : la coupe des ongles et la diminution des callosités.
La veille de l’épreuve, les ongles seront coupés "au carré", ni trop longs, ni trop courts en les arrondissant légèrement. Il ne faut surtout pas laisser d'angles vifs susceptibles d'entailler la peau pendant l'effort.
Au niveau des callosités, il est souhaitable de les réduire à l'aide d'une pierre ponce ou d'une râpe appropriée avant de les hydrater. Attention, il n'est nullement question au dernier moment de prendre trop de risques en mettant ses pieds à vif !
Le matin de l'épreuve
Derniers préparatifs : protéger les endroits sensibles, ceux que l'on sait être, par frictions répétitives, douloureux ou le siège d'ampoules avec une seconde peau.
Par exemple : cliptol sport, compeed ou spenco, de façon à ce que le frottement se fasse sur le pansement, et non sur la peau. Il est aussi préférable de fixer chaque ongle de gros orteil avec un sparadrap.
Efin talquez ou massez longuement vos pieds en faisant faire des étirements aux orteils avec une pommade anti-frottement qui jouera le rôle de lubrifiant. Par exemple : pédi-relax, akileïne, podexine.
Dix à quinze minutes avant le départ de la compétition, bien ajuster les chaussettes (spécial running en fibres qui gardent au frais, au sec ou au chaud) en veillant à ce qu'elles ne fassent pas de plis intempestifs, puis lacer convenablement ses chaussures sans oublier le double nœud indispensable, en évitant de comprimer le pied qui gonfle à l'effort.
En suivant ces moyens simples, vous obtiendrez un bien meilleur confort pendant la compétition et vous éviterez, ou pour le moins, retarderez autant que faire se peut ces petits maux si désagréables pour qui les a connus….
Pendant l'épreuve
Pendant la course afin d'éviter l'apparition d'ampoules, il faut prendre garde lors des ravitaillements ou aux postes d'épongeage à ne pas trop mouiller intempestivement ses pieds. Cependant, si malgré ces précautions, une ampoule apparaissait, deux conseils :
- Gagner le poste de secours le plus proche
- Ou, pour les plus prévoyants, arrêtez-vous brièvement pour appliquer sur l'ampoule le pansement dont vous aurez pris la précaution de vous munir….
Après l'épreuve
Forcément agressés par les frottements dans les chaussures et les chocs répétitifs sur le bitume, vos pieds on besoin de récupérer. Alors consacrez leur un peu de temps.
Dans un premier temps, nettoyez-les correctement avec une bonne douche….écossaise avec alternance de chaud et de froid. C’est l'idéal après la course pour décontracter les muscles des jambes. On terminera par le froid, le chaud faisant gonfler les pieds.
Mais il faudra aussi bien nettoyer les pieds, principalement entre les orteils où se développent les mycoses, puis penser impérativement à bien les sécher. Il faut ensuite penser aux ampoules. Si malgré toutes les précautions prises, vous en avez contracté (elles sont parfois difficilement maîtrisables sur certains pieds), vous devez les percer délicatement avec une aiguille désinfectée, les vider sans enlever la peau morte puis les nettoyer à la Bétadine avant de les recouvrir d'un pansement hypoallergénique. Si le derme est déjà à vif, la Bétadine et le pansement feront l'affaire.
Un petit auto-massage en conclusion avec une crème décontractante et défatiguante adoucira la peau sans la graisser. Comment procéder ? Le pied le plus relâché possible, massez en allant du bout des orteils vers la cheville dans le sens de la circulation et en insistant sur la voûte plantaire, beaucoup de muscles et de tendons passant par la voûte.
Terminez avec des assouplissements en mobilisant vos pieds et en vous consacrant à votre voûte plantaire (exemple : Faîtes rouler une balle de tennis sous chaque pied pendant deux à trois minutes).
Si les pieds ont, sauf blessure, moins besoin de récupérer que les muscles, cette remise à neuf ne sera pas inutile. Les pieds étant en effet en connexion avec tous les organes du corps (très nombreux points d’acupuncture), ce massage améliorera le fonctionnement général de l’organisme et participera au retour au calme.
Sachant que la qualité de votre course et de votre bien-être reposent sur vos pieds, n'hésitez surtout pas à bien prendre soin de ce capital précieux, avant, pendant et après la course.
Source : Jogging international
L'efficacité de chaussures de course remise en cause...
Dans la série "tout entendu et son contraire", on vous a sûrement déjà parlé de l'importance de l'amorti des chaussures pour éviter les blessures, du danger que l'on court avec les chaussure de compétition qui ne protégent pas des chocs, de l'importance du maintien, blablabla blabla et blabla... Voici un article intéressant tiré du journal français Le Figaro qui nous explique tout l'inverse.

La grande majorité des joggers qui courent avec des chaussures modernes pose en premier le talon.
Les sportifs qui courent pieds nus ou avec des semelles fines ont moins de risque de subir des lésions, affirme une étude publiée dans la revue Nature.
Les coureurs de fond vont-ils jeter leurs chaussures-pantoufles ? D'après une étude publiée par la revue Nature, les chaussures molletonnées assurant protection et maintien du pied ont du souci à se faire : les sportifs qui courent pieds nus ou avec des semelles fines amortiraient bien mieux l'impact du sol que ceux équipés de chaussures de course dernier cri.
Une équipe de chercheurs issus d'universités américaines, kényanes et britanniques a étudié la foulée de sportifs courant au moins 20 km par semaine, avec et sans chaussures. Et le résultat est sans appel : la grande majorité des joggers qui courent avec des chaussures modernes pose en premier le talon, encaissant du même coup deux à trois fois leur poids à chaque foulée. Répétée 600 fois par kilomètre, cette action finit par provoquer des lésions chez 30% à 75% des pratiquants réguliers. Une autre étude parue dans la revue américaine PM&R constate également que le port de chaussures augmente les tensions exercées sur les hanches, genoux et chevilles.
«Les gens qui courent déchaussés ont une foulée très différente. En atterrissant sur le milieu et l'avant du pied, ils n'encaissent pratiquement pas de choc», explique Daniel Lieberman, du département de biologie de l'évolution humaine à l'université de Harvard. Au contraire, chez le coureur pieds nus, «les muscles du mollet contrôlent l'abaissement du talon, et il peut pleinement tirer parti d'un stockage d'énergie élastique dans le talon d'Achille et la voûte plantaire», précise William Jungers, du CHU de Stony Brook, à New York.
Cette étude est toutefois pondérée par Jean-Michel Samper, podologue des équipes de France de fond et demi-fond : «Certes, il est bon de s'entrainer pieds nus, mais poser l'avant du pied en premier crée d'autres difficultés, notamment au niveau du tendon d'Achille».
Ne trouvant pas de chaussures qui lui convenaient, l'Ethiopien Abebe Bikila avait remporté pieds nus le marathon des Jeux Olympiques de Rome, en 1960. Risque-t-on pour autant de voir à nouveau des coureurs sans chaussures dans les meetings d'athlétisme ? «Probablement pas», tempère Jean-Michel Samper, «au moins à cause des sponsors».
Source : Le Figaro, janvier 2010
Qu'est ce qu'une tendinite ?
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Tout comme le muscle, le tendon est capable de déformation et d’un allongement de l’ordre de 5 à 10 % environ, sa rupture partielle ou totale peut intervenir lors de tensions importantes ; ces caractéristiques élastiques ont tendance à diminuer avec l’age.
2- Les pathologies des tendons :
Au cours de l’activité sportive, les tendons vont être soumis à un certain nombre de contraintes pouvant aboutir à des états pathologiques. Lors de la course à pied, les tendons des membres inférieurs vont subir des efforts mécaniques très diversifiés tels que des tractions répétées, des frictions ou encore des torsions ; ces contraintes mécaniques sources de blessures peuvent être classer en quatre niveaux :
- Le simple surmenage.
- Les micro-traumatismes répétés (course à pied).
- Les traumatismes répétés ( sauts par exemple).
- Les traumatismes importants (chutes, coups).
En cas de pathologie le médecin devra essayer de trouver une explication, une cause de celle-ci.
Il n’existe pas une tendinite mais des tendinites avec des manifestations cliniques et des traitements différents.
3- Les différentes tendinites
Les tendinites peuvent être localisées, le plus souvent, sur le corps du tendon (corporéale) qui est comme ont l’a vu la partie la moins vascularisée, à la jonction ostéotendineuse (appelée enthésopathie) ou plus rarement à la jonction myo-tendineuse.
- les tendinites corporéales.
- Les tendinites œdémateuses, qui correspondent à une simple inflammation du tendon souvent par frottement ou hyper sollicitation.
- Les tendinites fissuraires, il existe une véritable fissure le long du tendon plus ou moins profonde. Elles sont surtout observées en regard de zones de coudure du tendon.
- Les tendinites nodulaires, elles correspondent à une zone de cicatrisation secondaire à de micro-ruptures. Elles sont extrêmement fréquentes au tendon d’Achille du coureur à pied.
- Les ruptures tendineuses constituent le dernier stade de tendinites chroniques.
Certaines tendinites ne sont en fait qu’une réaction inflammatoire de la gaine du tendon, on les appelle des ténosynovites ; leur tableau clinique est en général très aigu et de diagnostic facile.
- Les tendinites d’insertion os/tendon.
On les appelle enthésopathies, on y retrouve souvent des modifications osseuses radiologiques telles que des calcifications ou de véritables saillies osseuses intra tendineuses.
- Les tendinites de la jonction muscle / tendon.
Elles sont plus rares, il existe une bonne vascularisation du tendon à ce niveau, elles correspondent le plus souvent à des séquelles d’accident musculaire.
4- Quelles sont les facteurs de survenue d’une tendinopathie ?
- L’excès ou l’erreur d’entraînement : on ne reviendra jamais assez sur le rôle
protecteur des étirements musculaires, en effet n’oublions pas que le tendon prolonge le muscle si ce dernier est tendu il transmettra plus de tension au tendon. L’échauffement ne doit pas être négligé, il prépare le tendon aux futures contraintes. Attention, le sportif comme son organisme se doit de respecter des périodes de repos et de récupération ; privilégions la qualité à la quantité.
- Les erreurs diététiques : toujours respecter une bonne hydratation et une
alimentation saine et équilibrée ; de nombreux aliments ont, ou ont été, déconseillés lors de tendinite ou bien encore exclus de l’alimentation pour en prévenir l’apparition, ce sujet pourrait faire l’objet d’un article à lui seul et il est toujours très discuté.
- Le terrain : on l’a souvent dit, il faudra essayer de varier les sols sur lesquels on
court avec par exemple la moitié de ses sorties sur surfaces souples et l’autre sur bitume. On évitera les sols glissants qui mettent les tendons à rude épreuve.
- La répétition du geste : particulièrement en course à pied, les tendons des membres
inférieurs vont être soumis à des mouvement répétitifs, il faudra donc veiller à ce que ce geste se fasse de façon harmonieuse sans trop de surmenage ; la visite d’aptitude doit servir à dépister des troubles statiques pouvant mettre certains tendons en surcharge de travail notamment au niveau des genoux ( en X ou en () ), des chevilles ou des pieds (examen podoscopique).
- Le choix de ses chaussures est très important, elles sont le seul instrument indispensable du coureur, elles doivent être choisies avec un professionnel et non par rapport à une couleur ou une marque.
- L’âge : les pathologies rencontrées sont différentes selon l’âge du sportif et le
traitement devra s’adapter aux modifications de structure du tendon avec l’age.
- Le sexe : et oui, même sur le risque d’apparition de tendinites nous sommes
différents ; certaines perturbation hormonales chez la femme expliquent une fréquence plus importante des tendinites.
- Certains facteurs métaboliques seraient à l’origine d’apparition de tendinites ;
l’acide urique par exemple à une action sur l’élimination de l’acide lactique, en excès il provoque raideurs et contractures responsables d’atteinte tendineuse. D’autres troubles tels que certains déséquilibres lipidiques ou glucidiques sembleraient aussi responsables de tendinites.
- Certains médicaments sont responsables de tendinites, on veillera à ne pas les
prescrire chez les sportifs.
- Le surpoids favorise l’apparition de pathologies.
5- Diagnostic des tendinites
Un bon examen clinique est souvent suffisant ; les douleurs seront retrouvées à la palpation, l’étirement et la contraction contrariée du tendon incriminé.
Les examens complémentaires : en cas de tendinite à l’insertion os-tendon, une radio sera toujours demandée à la recherche de calcification ou d’ossification du tendon.
L’échographie dans des mains expérimentées suffira la plupart du temps à confirmer un type de lésion ou guider un traitement adapté. On doit y retrouver un nodule, une fissure une teno-synovite ou encore un épaississement en cas d’œdème tendineux.
L’IRM examen roi du tendon ne sera utile qu’en cas d’arrière-pensée d’un traitement chirurgical.
6- Qu’elles sont les tendinites les plus fréquentes chez le coureur à pied et leurs principaux traitements ?
Tous les tendons des membres inférieurs sont exposés avec par ordre d’articulation touchée : le genou, la cheville puis la hanche.
- Le genou :
La tendinite de la bandelette ilio-tibiale, responsable de douleurs à la course en regard du compartiment externe du genou. C’est une véritable tendinite par frottement du tendon sur le condyle externe (partie inférieure du fémur au genou) lors des flexions répétées de la foulée, c’est pour cette raison qu’on la nomme « syndrome de l’essuie glace ».
Leur traitement associera des semelles plantaires si des troubles sont retrouvés, des étirements afin de limiter le frottement puis un traitement médical classique associant repos, anti-inflammatoires en comprimé, pommade ou en injection locale (infiltration ou mésothérapie).
La tendinite du poplité représente une autre cause de douleur du compartiment externe du genou ; le poplité est un muscle qui sert à la rotation externe du tibia, il se situe à l’arrière du genou. Les douleurs seront surtout présentes lors des courses en terrain accidenté et en descente.
Le traitement associera ici souvent des semelles orthopédique, des anti-inflammatoire en comprimé et rééducation.
- La cheville.
On y retrouve la localisation la plus fréquente, à savoir, les tendinites du tendon d’Achille.
Ici plus encore que dans les autres localisations, il faudra avoir un diagnostic précis afin d’adapter au mieux le traitement, car dans certaines formes, le repos total n’est plus une obligation pour la guérison.
Au niveau du pied on retrouvera des tendinites par conflit avec la chaussure réalisant souvent des teno-synovites par languette inadaptée ou laçage trop serré pour les tendinites du dos du pied par exemple ; des tendinites sur troubles statiques, pied plat valgus pour les tendinites du jambier postérieur ou arrière pied varus (en dehors) pour les tendinites des péroniers latéraux.
Au niveau du pied on retrouve souvent chez le joggeur une enthésopathie de l’aponévrose plantaire sur l’insertion calcanéenne. Les douleurs sont sous le talon avec un dérouillage matinal souvent caractéristique. Le traitement comporte souvent la prescription de semelles orthopédiques.
- La hanche.
La tendinite des adducteurs, qui par tractions répétées sur leur insertion pubienne fait partie des pubalgies. Le traitement sera ici la rééducation et les traitements locaux par infiltration mésothérapie ou cryothérapie gazeuse.
La tendinite du moyen fessier : elle est plus fréquente chez la femme, lors d’une boiterie au décours d’une autre pathologie ou d’une inégalité de longueur des membres inférieurs. La douleur siège sur la partie externe de la hanche.
Leur traitement par rééducation (étirement, massage) et infiltration local est très efficace mais il faudra souvent traiter leur cause.
Les tendinites d’insertion haute des ischio-jambiers (muscles de derrière la cuisse qui s’insèrent sur l’ischion qui correspond à l’os sur lequel on s’assoit), les douleurs sont ressenties dans la fesse irradiant vers la partie postérieure de cuisse, elles peuvent être prises pour une sciatique.
Le traitement comprend des étirements 1 à 3 infiltrations mais les ondes de chocs trouvent ici une excellente place.
Bien entendu la liste n’est pas exhaustive, mais correspond à 90 % des tendinites que l’on rencontre chez le coureur à pied.
7- Les traitements en général
Le meilleur traitement est d’abord la prévention. Comme on l’a vu dans le chapitre des facteurs de survenue, il faudra insister sur l’échauffement, les étirements, l’état d’hydratation, son alimentation, son matériel (de bonnes semelles réalisées par un podothérapeute compétent) et sa surface de course. Un bon bilan médical annuel recherchera des troubles métaboliques et morphostatiques.
Chaque tendinite devra être étiquetée précisément afin d’en avoir le traitement le mieux adapté, le traitement d’une tendinite nodulaire ne sera pas le même que celui d’une tendinite fissuraire par exemple.
Parmi les traitements dont on dispose on peut citer, le repos (qui n’est pas toujours obligatoire), L'homéopathie, les anti-inflammatoires?, la mésothérapie, les infiltrations à base de plantes, la rééducation, la cryothérapie, les ondes de choc? ou bien encore la chirurgie.
- La mésothérapie : La mésothérapie est un mode d’administration différent des médicaments, avec des multi-injections locales superficielles, c’est à dire proches de la souffrance.
Les médicaments utilisés sont les même que ceux que l’on pourrait employer en comprimé ou en piqûre. Tous les médicaments injectables peuvent servir sauf la cortisone. C’est une médecine classique.
Les contres indications et les effets secondaires sont rares. On peut par exemple utiliser les anti-inflammatoire chez un sujet fragile de l’estomac.
On peut l’associer à toutes autres thérapeutiques.
Elle permet d’utiliser moins de médicaments par la bouche.
- La cryothérapie gazeuse : elle permet l’abaissement brutal de la température cutanée ; en réalisant ce « choc thermique » on va alors avoir pour effet de nombreuses réactions réflexes au niveau des tissus (levée des spasmes musculaires, diminution rapide de l’inflammation, des œdèmes, des hématomes et des douleurs).On utilise du gaz carbonique qui est de qualité médicale, donc pur et stérile ; il est parfaitement sec ce qui le rend supportable à sa température de – 78°C et il n’entraînera aucune complication sur d’éventuelles lésions cutanées.
La durée du traitement va de 30 secondes à 1 minute 30 selon l’indication et la profondeur souhaitée. Le froid atteint 5 mm en 30 secondes et 12 mm en 1 minute 30.
- Les ondes de chocs : ici on utilise une énergie pneumatique qui va produire de véritables ondes de chocs transmises sur la région en souffrance ; ces percussions vont créées une destruction des cellules à l’origine de la douleur, une néo-vascularisation responsable de la cicatrisation et la transformation d’une zone d’inflammation chronique en une zone d’inflammation aiguë plus apte à cicatriser.

Article tiré de Jogging international (11/2009).
REPRISE APRES UN ARRÊT MALADIE

Source : Jogging International, février 2010
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